Le système de prévoyance suisse a été classé parmi les 10 premiers systèmes de prévoyance dans le monde par le Global Pension Index. Au fil des ans, toutefois, la Confédération a perdu du terrain dans ce classement. (Portail suisse des entreprises)

La République alpine a obtenu un autre titre dans sa tirelire. Selon la dernière enquête Melbourne Mercer Global Pension Index-2017, le système de prévoyance suisse a été classé parmi les 10 meilleurs systèmes de prévoyance au monde.

La Confédération s’est classée 8e lorsque 30 pays parmi les pays développés ont participé à l’évaluation. Tous les systèmes de retraite ont été évalués sur la base de critères tels que la proportionnalité, l’exhaustivité et la viabilité. En plus des garanties gouvernementales, les experts ont également évalué le rôle de l’assurance privée.

La position de la Suisse ne peut cependant pas être considérée comme une situation gagnant-gagnant. En 2016, la République alpine occupait la 6e place, alors qu’en 2015, elle occupait la 4e place.

Quelle est la raison de cette tendance ?

Selon les auteurs de l’étude, l’allongement de l’espérance de vie des Suisses, combiné à l’âge constant de la retraite, entraîne une augmentation des prestations de retraite. Ce facteur a un impact négatif sur le développement durable du système de prévoyance suisse.

Les meilleurs et les pires systèmes de retraite au monde

Le Melbourne Mercer Global Pension Index 2017 reconnaît l’Australie comme le troisième meilleur système de retraite au monde lorsque les Pays-Bas ont pris la deuxième place. Pour la sixième année consécutive, le Danemark a reçu le titre honorifique.

Par rapport à 2016, les trois premiers systèmes de retraite du monde sont restés inchangés. Selon la version 2017, l’Argentine a pris la troisième place à partir du bas lorsque le Japon a pris la deuxième place. “L’Inde a pris la première place.

Comment fonctionne le système de prévoyance suisse ?

Il ressort donc clairement de l’évaluation que la sécurité sociale des personnes âgées dans la Confédération est l’une des meilleures au monde. Mais comment fonctionne exactement le système de prévoyance suisse ? Et quels sont les éléments qui la composent ?

Le système de prévoyance suisse repose sur 3 piliers :

  • 1er pilier (sécurité sociale publique)

Le premier pilier comprend l’assurance vieillesse et invalidité. Au cours de leur vie (de 18 à 65 ans ; pour les femmes, jusqu’à 64 ans), chacun est tenu de payer un certain pourcentage (5,12% actuellement ; le même montant est payé par l’employeur) de presque tous ses revenus. L’objectif principal de cet élément de l’ensemble du système de retraite est de garantir le salaire minimum vital le plus bas.

En septembre 2018, la Confédération a décidé d’indexer les rentes du 1er pilier à partir de 2019. Ainsi, à partir de 2019, les paiements minimaux seront de 1 185 francs par mois (+10 francs) en termes absolus. Le maximum est de 2’370 francs par mois (+20 francs).

  • 2ème pilier (sécurité sociale de l’emploi)

Le 2e pilier, introduit en 1985, est une assurance obligatoire pour la période d’emploi. Son but est de fournir à l’employé un minimum de 60 pour cent du niveau de vie avant la retraite. L’assurance est fournie par des cotisations à une caisse de retraite au choix de l’employeur.

L’assurance vieillesse devient obligatoire si :

Une personne a atteint l’âge de 17 ans ; gagne plus de 21’330 francs par an en vertu d’un contrat de travail (à partir de 2019) ; et n’a pas atteint l’âge de la retraite.

Jusqu’en 2019, l’assurance vieillesse du 2e pilier est devenue obligatoire pour les citoyens qui gagnaient plus de 21 150 francs par an.

Les entrepreneurs individuels et les personnes qui perçoivent moins de 21 330 francs par an peuvent s’assurer volontairement.
Important : contrairement au 1er pilier, le montant des prestations de sécurité sociale liées à l’emploi est strictement individuel et reflète le montant que la personne concernée a cotisé à l’institution de prévoyance durant son emploi.

Actuellement, le “taux de rendement” est de 6,8 %. Cela signifie que pour 100 000 francs de cotisations à l’institution de prévoyance, l’assuré reçoit 6 800 francs du 2e pilier par an (en plus des 1er et 3e piliers).

  • 3ème pilier (auto-assurance volontaire)

Le troisième pilier est l’auto-assurance. Elle suppose que chacun transfère une certaine somme d’argent à un compte bancaire ou d’assurance spécial au cours de sa vie. La disposition de cet argent devient disponible au moment d’atteindre l’âge de la retraite (il existe d’autres raisons pour recevoir de l’argent avant la retraite).

Les transferts vers le 3e pilier “non libre” (colonne 3a) peuvent être déduits de la base imposable de l’impôt courant des personnes physiques. Ceux qui ne sont pas tenus de cotiser au 2e pilier (en particulier les indépendants) peuvent ainsi cotiser au 3e pilier et déduire 34’128 francs des impôts à partir de 2019 (au lieu de 33’840 francs en 2018). Pour tous les autres, la cotisation annuelle maximale du pilier 3 est passée de 6 768 à 6 826 francs depuis 2019.

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